Malnutrition Togo

togo

Capitale : Lomé

Population : 7 millions

Espérance de vie : 57,1 ans

Taux de mortalité infantile : 63,7 pour 1 000

Enfants

Source : PNUD (Rapport de développement humain 2010, World Factbook)


LA MALNUTRITION, l’ANEMIE FERRIPRIVE et PROTEINO-ENERGETIQUE AU Togo

La malnutrition chronique infantile par carence reste extrêmement préoccupante au Togo.

Débutant dans les 1000 premiers jours de l’enfant, depuis le début de la grossesse jusqu’aux 2 ans de l’enfant, elle peut avoir des conséquences irréversibles sur le développement mental, psychique, psychomoteur de l’enfant. Elle affecte le développement du cerveau et donc des capacités cognitives, ce qui limitera les chances de l’enfant d’atteindre son plein potentiel de développement à titre individuel et à moyen et long terme sur le développement démographique et économique du pays.

Les formes graves de malnutrition constatées s’expriment sous forme de maladies spécifiques telles que diarrhée,de marasme ou cachexie, anémie due à une carence en fer, kwashiokor (due au manque de protéines) ; et contribuent de façon significative à une morbidité et une mortalité infantiles élevées.

Au Togo

  •  28% des enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance.
  • La prévalence de l’insuffisance pondérale à la naissance est de 20%.
  • 6% des enfants de moins de 5 ans sont en émaciation, avec une prévalence de près de 20%.
  • 24% des adolescentes sont en surpoids.
  • La population adulte est également frappée par la malnutrition.
  • 49 % des femmes togolaises en âge de procréer (entre 15 et 49 ans), souffrent d’anémie, un des taux les plus élevés au monde.
  • 24% des femmes sont obèses.

Source https://scalingupnutrition.org/fr/pays-sun/togo/2017

Population

Les populations les plus vulnérables sont les enfants (108 enfants sur 1 000 meurent avant leur cinquième anniversaire), les femmes enceintes et mères allaitantes (cf. Annexe1).

Les enfants

• Le taux national de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans s’élève à 14,3%.
• Environ 50 000 enfants sont atteints de malnutrition aiguë dont presque 14 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë sévère dans les trois régions les plus touchées.
• 97 enfants togolais sur 100 ne bénéficient pas d’une alimentation répondant aux critères nutritionnels adéquats.
• Les taux de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans dépasse le seuil critique fixé par l’OMS (>10%) dans 3 régions : la région Maritime sans Lomé, dans la région de la Kara et dans La région des Savanes.
• Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 250 000 enfants togolais sont concernés par ce fléau et sont en danger de mort.
Populations

Cette mortalité infantile pourrait être évitée avec des interventions simples et peu coûteuses, telle que celles proposées par ce projet

Les femmes enceintes et mères allaitantes

Le poids à la naissance est un bon indicateur non seulement de la santé et de l’état nutritionnel de la mère. Le faible poids à la naissance découle principalement d’une mauvaise santé et d’un mauvais statut nutritionnel de la mère. Il est fonction de trois facteurs principaux :
• Le mauvais état nutritionnel de la mère avant la conception.
• La petite taille de la mère (due principalement à la malnutrition et aux infections constatées au cours de son enfance).
• La mauvaise nutrition de la mère durant la grossesse.

Une prise de poids insuffisante de la femme durant la grossesse joue un rôle particulièrement important puisqu’elle est en grande partie responsable du retard de croissance du fœtus.

Ces enquêtes révèlent une malnutrition chronique en hausse sur l’ensemble du territoire ainsi qu’un accroissement de la morbidité et ce, malgré la mise en place de Centres de récupération Nutritionnelle (CREN).L’Etat togolais a déclaré l’urgence nutritionnelle dans les régions les plus touchées, dont celles de la KOZAH-KARA où ce projet sera implanté et des SAVANES. Il s’agit donc d’une question essentielle de santé publique nécessitant la mobilisation de toutes les énergies.

Conséquences de la malnutrition

• Mortalité infantile élevée.
• Carences alimentaires (micronutriments tels que le Fer, la vitamine A, l’Iode, les vitamines B, vitamine PP).
• Affaiblissement des défenses immunitaires.
• Insuffisance pondérale.
• Retard de croissance.
• Anémies diverses et des anomalies physiologiques.
• Développement cérébral très affecté : incapacité de suivre une scolarité normale.

Les formes graves de malnutrition constatées s’expriment sous forme de diarrhée, de marasme ou cachexie , anémie due à une carence en fer, kwashiokor.

Lieu d’implantation

kara